# Le vocabulaire de la BD : les mots pour parler d'une planche

> Vocabulaire de la BD expliqué : planche, case, gouttière, bulle, récitatif, onomatopée, crayonné, encrage, aplat, gaufrier, one-shot et métiers.

Publié le 31 octobre 2026 · Culture BD (https://www.blogdepaprika.com/culture-bd/)

URL : https://www.blogdepaprika.com/culture-bd/vocabulaire-bd/
Case Piment — Bande dessinée, roman graphique et dessin : lire, comprendre, se lancer — https://www.blogdepaprika.com/

## En trois cases

- La page de bande dessinée s'appelle une planche ; elle se compose de cases, ou vignettes, rangées en bandes, séparées par des espaces blancs appelés gouttières.
- Le texte se répartit entre les bulles, ou phylactères, pour les paroles, les récitatifs dans des cartouches pour le narrateur, et les onomatopées pour les bruits.
- La fabrication a aussi ses mots : scénario, découpage, crayonné, encrage, aplat, lettrage, mise en couleur, et ses métiers.

Le vocabulaire de la BD se résume à quelques familles de mots : ceux de la page (planche, case, bande, gouttière), ceux du texte (bulle ou phylactère, récitatif, onomatopée), ceux de la fabrication (scénario, découpage, crayonné, encrage, lettrage) et ceux de l'édition (album, série, one-shot). Avec une trentaine de termes, on peut décrire précisément n'importe quelle page.

Cet article fait partie du rayon [Culture BD](/culture-bd/) de Case Piment. Il renvoie, pour chaque notion importante, à l'article qui la détaille.

## Les mots de la page

La **planche** est une page entière de bande dessinée. Le mot désigne aussi la feuille originale sur laquelle l'auteur a dessiné. Une planche originale est souvent plus grande que la page imprimée. Voir [la planche de BD](/faire-une-bd/planche-bd/).

La **case**, ou **vignette**, est chaque image encadrée de la planche. Elle a souvent un contour, mais pas toujours : une case peut être ouverte, sans cadre.

La **bande**, ou **strip**, est une rangée horizontale de cases. Une planche classique en compte souvent trois ou quatre. Le mot strip désigne aussi une courte bande dessinée d'une seule rangée, publiée dans la presse.

La **gouttière** est l'espace blanc entre deux cases. C'est là que le lecteur imagine ce qui se passe d'une image à l'autre.

Le **gaufrier** est une mise en page régulière, avec des cases de même taille alignées comme les alvéoles d'une gaufre.

La **pleine page** est une case unique qui occupe toute la planche. La **double page** s'étend sur deux pages en vis-à-vis.

Le **hors-champ** est ce qui n'est pas montré dans la case mais existe dans l'histoire : une voix, un bruit, un regard vers quelque chose qu'on ne voit pas.

## Les mots du texte

La **bulle**, ou **phylactère**, contient les paroles ou les pensées d'un personnage. Sa pointe, l'**appendice**, désigne celui qui parle. Voir [les bulles en BD](/faire-une-bd/bulle-bd/).

Le **récitatif** est le texte du narrateur, placé dans un **cartouche**, souvent rectangulaire, sans pointe. Il indique un lieu, un moment, une pensée ou commente l'action.

L'**onomatopée** est un mot qui imite un bruit, dessiné directement dans l'image : boum, crac, plouf. Voir [les onomatopées](/faire-une-bd/onomatopee-bd/).

L'**idéogramme**, dans le vocabulaire de la BD, désigne les petits signes qui expriment un état : étoiles de l'étourdissement, cœurs de l'amour, nuage noir de la colère, gouttes de sueur de la gêne.

Le **lettrage** est l'écriture des textes, à la main ou avec une police de caractères.

## Les mots de l'image

Le **plan** désigne la distance à laquelle on montre la scène : plan d'ensemble, plan moyen, plan américain, gros plan. L'**angle de vue** dit d'où l'on regarde : **plongée**, **contre-plongée**. Voir [les plans en BD](/faire-une-bd/plans-bd/).

L'**aplat** est une surface de couleur unie, ou de noir, sans dégradé ni hachure.

Les **hachures** sont des traits parallèles qui créent des gris et des volumes à l'encre.

La **ligne claire** est un style de dessin au contour régulier et aux couleurs en aplats, associé à Hergé. Voir [la ligne claire](/culture-bd/ligne-claire/).

Les **lignes de mouvement**, ou traits de vitesse, sont les petits traits qui suivent un geste ou un objet pour montrer qu'il bouge.

## Les mots du récit

La **séquence** est une suite de cases qui forment une scène, dans un même lieu et un même temps.

L'**ellipse** est un saut dans le temps entre deux cases ou deux séquences : on ne montre pas ce qui se passe entre les deux, le lecteur le comprend. C'est l'outil de base du récit en bande dessinée, et la gouttière en est la forme la plus discrète.

La **chute** est la fin d'une histoire courte, souvent un gag ou un retournement, placée dans la dernière case. On parle aussi de **gag en dernière case** pour l'humour.

Le **cliffhanger**, mot anglais passé dans l'usage, est une fin de page ou d'épisode qui laisse le lecteur en suspens, pour lui donner envie de lire la suite.

## Les mots des traditions

La **bande dessinée franco-belge** désigne la tradition née dans les journaux et les albums de France et de Belgique, avec son format d'album cartonné.

Les **comics** sont les bandes dessinées américaines, longtemps publiées en fascicules souples, avec leurs super-héros mais pas seulement.

Le **manga** est la bande dessinée japonaise, publiée en volumes de petit format, en noir et blanc, et lue de droite à gauche.

Le **webcomic** est une bande dessinée publiée en ligne, et le **webtoon** sa variante verticale pensée pour le téléphone. Voir [le webcomic](/publier/webcomic/).

## Les mots de la fabrication

Le **scénario** raconte l'histoire scène par scène, avec les dialogues. Le **synopsis** en est le résumé. Voir [le scénario de BD](/faire-une-bd/scenario-bd/).

Le **découpage** répartit le scénario en pages et en cases. Le **storyboard** en est la version dessinée, en petit. Le **chemin de fer** montre toutes les pages du livre en miniature. Voir [le storyboard](/faire-une-bd/storyboard-bd/).

Le **crayonné** est le dessin préparatoire au crayon. L'**encrage** repasse le crayonné en traits définitifs. Voir [l'encre de Chine](/dessin/encre-de-chine/).

La **mise en couleur** pose les couleurs, à la main ou à l'ordinateur. Elle est parfois confiée à un coloriste.

## Les mots de l'édition

L'**album** est le livre de bande dessinée, dans le format franco-belge classique : couverture cartonnée, grand format, une cinquantaine de pages.

La **série** regroupe plusieurs albums avec les mêmes personnages, numérotés en **tomes**. L'**intégrale** réunit plusieurs tomes en un volume.

Le **one-shot** est un récit complet en un seul volume, sans suite. Le **roman graphique** est une bande dessinée longue et complète, souvent pour adultes. Voir [ce qu'est un roman graphique](/roman-graphique/qu-est-ce-qu-un-roman-graphique/).

La **prépublication** est la parution en épisodes, dans un journal ou en ligne, avant l'album.

L'**ex-libris** est une petite illustration imprimée, souvent signée, offerte avec un album par un libraire ou un éditeur.

## Les métiers

Le **scénariste** écrit l'histoire. Le **dessinateur** la met en images. Le **coloriste** pose les couleurs. Le **lettreur** écrit les textes dans les bulles. Souvent, une seule personne cumule plusieurs de ces rôles ; on parle alors d'auteur complet.

L'**éditeur** choisit les projets, accompagne les auteurs et publie les livres. Le **libraire** spécialisé conseille les lecteurs. Le **festival** les réunit tous, le temps d'un week-end, autour des [dédicaces](/culture-bd/dedicace-bd/).

**Décrire une planche en cinq phrases**

- Combien de bandes et de cases, régulières ou non ?
- Quels plans dominent : larges, moyens, serrés ?
- Où est le texte : bulles, récitatifs, onomatopées ?
- Quel style de dessin : ligne claire, hachures, aplats noirs ?
- Que se passe-t-il dans les gouttières, entre les cases ?

## Pour s'en servir en classe ou en atelier

Ce vocabulaire est souvent enseigné à l'école, où la bande dessinée sert à étudier la narration et l'image. Un exercice simple consiste à prendre une planche et à la décrire avec ces mots, sans juger, puis à se demander pourquoi l'auteur a fait chaque choix : pourquoi un gros plan ici, pourquoi une gouttière large là, pourquoi aucun texte dans cette case.

Pour ceux qui dessinent, le vocabulaire sert surtout à se parler entre auteurs, ou avec un éditeur. Dire « j'aimerais une pleine page ici, puis un gaufrier serré » est plus rapide que de longues explications.

## Pour prolonger la lecture

Les mots ont une histoire. L'expression [neuvième art](/culture-bd/neuvieme-art/), par exemple, a une date de naissance précise. Et pour passer du vocabulaire à la pratique, notre guide [comment faire une BD](/faire-une-bd/comment-faire-une-bd/) reprend ces notions dans l'ordre de fabrication.

## Chaque mot avec sa définition

Reliez chaque terme de bande dessinée à sa définition.

- Gouttière : L'espace blanc entre deux cases
- Récitatif : Le texte du narrateur, dans un cartouche
- Aplat : Une surface de couleur unie, sans dégradé
- Gaufrier : Une mise en page aux cases régulières
- One-shot : Un récit complet en un seul volume
- Crayonné : Le dessin préparatoire au crayon

[Les mots de la page](https://www.blogdepaprika.com/culture-bd/vocabulaire-bd/#les-mots-de-la-page)

Case suivante : [Tout sur la bulle et le phylactère](https://www.blogdepaprika.com/faire-une-bd/bulle-bd/)


## Les questions en bulles

**Quelle différence entre case et vignette ?**

Aucune dans l'usage courant : les deux mots désignent une image encadrée de la planche. Vignette est un peu plus ancien et plus soutenu ; case est plus courant chez les auteurs et les lecteurs.

**Qu'est-ce qu'un one-shot ?**

C'est une bande dessinée publiée en un seul volume, qui raconte une histoire complète, sans suite prévue. L'expression, empruntée à l'anglais, s'oppose à la série. Beaucoup de romans graphiques sont des one-shots.

**Que veut dire prépublication ?**

C'est la publication d'une bande dessinée par épisodes, dans un journal, un magazine ou en ligne, avant sa sortie en album. Longtemps, la plupart des séries franco-belges ont été prépubliées dans des hebdomadaires de bande dessinée.
